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Voyage d'étude en tunisie

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Voyage d'étude en tunisie
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30 mai 2009

La cinquième saison

Pour mieux connaître la Tunisie un voyage au centre Est de la Tunisie à proximité de Gabès nous permet de continuer notre découverte.
Nous nous sommes rendus à El Hamma près de Gabes dans le centre de la Tunisie. Lors de cette journée, nous avons aperçu un paysage ainsi que des modes de vie différentes du Nord de la Tunisie.

Vue du ciel: http://maps.google.fr/maps?hl=fr&ie=UTF8&ll=33.915515,9.651639&spn=0.013569,0.027895&t=h&z=16

« La cinquième saison »  est une entreprise Tunisienne de capitaux Espagnol  (Groupe San Lucar), chargée de produire et de commercialiser des fruits tel que la tomate, les melons…yannick_tunisie_184

L’entreprise a été créée en 1987 avec la construction de deux serres. En 2004, 3 nouvelles serres ont été montées pour faire face à la demande de  l’exportation. En 2008, 3 nouvelles serres ont été construites pour les essais  d’autres fruits tel que le poivron. Aujourd’hui l’entreprise comprend 20 ha de serres.
L’entreprise est  actuellement dirigée par un breton, Jean Marie Salaun secondé par 7 ingénieurs. elle emploie 350 salariés tunisiens et en particulier des femmes. Les employés habitent tous la ville d’El Hamma. Les salariés travaillent 6 jours sur 7 en rotation pour assurer une production sur 7 jours. 102_0256

La cinquième saison, est reconnue pour sa qualité de production haut de gamme grace à son expérience. Elle est située dans une oasis où l’eau est pompée à la température de 65°.

L'eau géothermale est relativement chargée avec une salinité qui varie de 2,2 à 4 g/l. Système de désalinisation de l’eau Osmose inverse qui permet de faire descendre la conductivité à 0,2 millisiemens.
Cette salinité a un effet négatif sur le rendement, mais améliore la qualité gustative des produits. En effet, les produits de tomate et de melon exportés ont une saveur et un goût spécial ce qui explique la grande demande de ces produits sur les marchés européens et leurs prix élevés.

La tomate plantée en septembre produit de novembre à mai. Un Vide sanitaire  de juin à septembre après destruction des déchets de cultures permet de prévenir l’état sanitaire des cultures.  La production permet d’atteindre 18 bouquets.

Tous les fruits sont exportés. Ils partent jusqu’à Tunis par camion pour être placé dans des bateaux qui rejoindrons Marseille le lendemain.

L’entreprise gère la climatisation, ainsi que l’arrosage par informatique qui permet d’assurer au mieux les risques climatiques sur les plantations.

Un ravageur perturbant…
En effet un ravageur inconnu en Tunisie (le tuta absoluta ) à fait sont apparition  cette année. Celui-ci peut nuire jusqu’à 50 % à la récolte. Tuta Absoluta est presque maitrisé dans l’entreprise : piège à moustique, phéromone, plaque de glue. Par contre l’ensemble de la production de plein a subit de gros dégats. Ainsi un marché complémentaire s’ouvre sur le pays cette année…gilles__tunisie_150

L’entreprise est certifié Globalgap ce qui lui permet de conquérir des marchés où la qualité des conditions de production est exigée.

Une dégustation appréciée de tous…
La visite c’est terminée pour une dégustation de tomate, de melon très parfumé. Nous tenons a remercier les  responsables de la visite pour leur accueil et générosité. Nous avons tout au long de notre périple pu déguster les savoureuse tomates cocktails, jaune et rouge et les cœurs de pigeon.

http://www.lacinquiemesaison.net/

Clément Rohou

 

 


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30 mai 2009

La société ZINA FRESH

L’entreprise ZINA FRESH est située sur la commune EL HAMMA, dans le centre est de la TUNISIE à côté de la102_0251 ville de GABES. Cette entreprise est une société  de quatre associés, deux tunisiens et deux français Claude Tremelat et Thierry Fenouil. L’entreprise ZINA FRESH s’est implantée il y a 1 an et demi.. L’objectif des repreneurs à été d’améliorer la production et de développer l’entreprise en augmentant sa production.

La production de légumes de cette région est assurée par la population locale d’une manière simple et qui ne permet pas d’obtenir des résultats satisfaisants. En effet l’eau de forage salée et les cultures de plein champs ne permettent pas de réaliser de forte production à l’hectare.

L’organisation de la main d’œuvre.

Nous avons été reçu par Michel FOURNIER, responsable de production. Il est secondé par un ingénieur Tunisien, avec qui il travaille pour diriger les divers responsables de chaque partie. L’entreprise compte 50 employés permanents et plus de 100 employés en majorité des femmes, durant les saisons. Les horaires de travail sont de 7h-12h et de 13h-16h, 6 jours sur 7. L’entreprise est confrontée à des problèmes de gestion de main d’œuvre, en effet les salariés ont du mal à être autonome et doivent réaliser un geste simple et quotidien, pour obtenir une qualité correct de travail.  En général la main d’œuvre est borné, ne souhaite pas voir évoluer le système. La productivité baisse de rendement dès qu’ils ne sont plus sous surveillance . Aujourd’hui la présence de Mr FOURNIER est obligatoire pour que l’entreprise maintiennent ces résultats.

La production

Aujourd’hui l’entreprise ZINA FRESH est en plein lancement d’activité. En effet elle industrialise la production, pour améliorer les rendements. Aujourd’hui l’entreprise, avec ses 1000 tonnes de tomates, n’arrive à produire qu’un tiers des résultats souhaités. La première raison est la présence du lépidoptère Tuta Absoluta, qui endommage les feuilles, et pénalise les rendements. L’entreprise dispose  de moyen  performant pour désaliniser l’eau du forage. 102_0246. De plus l’entreprise ne possède pas de moyen suffisant pour réchauffer l’eau du forage (forage géothermique), l’eau utilisée n’est pas suffisamment chaude par rapport aux besoins des végétaux en hiver pendant  les gelées.
L’entreprise produit  5ha de tomates et 6ha d’aubergine sous tunnel. La société a depuis son implantation travailler sur l’implantation de tomate en tunnel, de mise en place d’un traitement par osmose inverse (traitement par mouvement de l’eau entre les bassins) pour désalinisée l’eau du forage. La pollinisation est stimulée par des bourdons. L’entreprise produit divers produits de la tomate standard ou de la tomate cocktail. La production se déroule de mi novembre à mai. La conduite pratiqué est industriel, c’est à dire que les méthodes de production sont identiques aux méthodes françaises.

Le marché

L’entreprise ZINA FRESH commercialise  ses produits en France sous la marque LOMBARD ET SYLVESTRE. Le débouché est essentiellement des GMS ou quelques magasins dans les alentours de la ville de TUNIS. En terme de qualité les produits sont supérieurs à la production Espagnol ou Marocaine. Les départs vers la France ont lieu 2 jours par semaine. Les départs de l’exploitation doivent avoir lieu avant midi en camion frigorifique et transite par bateau vers 20h-21h et arrive en France le lendemain matin.

Les évolutions futures.

L’année prochaine, ZINA FRESH augmentera sa production de tomate grappe de 5ha toujours de manièregilles__tunisie_127 industriel avec une implantation en multichapelle plus adaptées aux techniques actuelles. De plus l’exploitation souhaite investir dans une méthode de chauffage de l’eau de forage pour être plus productif.

Nous remercions les associés de ZINA FRESH et Mr Michel FOURNIER pour nous avoir ouvert la porte de leur entreprise et nous leurs souhaitons bonnes chances pour la réussite de leur implantation Tunisienne.

Adrien Lan

30 mai 2009

Négociation à la tunisienne

-Hey l'ami, comment ça va?
-tu viens d'où ?
-France,
-où en France ?
-Bretagne,sympa les bretons,
-22 29 35 56?
-viens faire un tour dans ma boutique j'ai des choses pour toi
-Allez ,just une minute, pour plaisir des yeux
-Une minute, tu es en vacance tu as bien une minute
-Regarde, lunettes chaussures sacs narguilés, tout es bien pas cher
-Quelle couleur tu préfère
-Dis moi quelle couleur tu préfère et on voit le prix après.
-Le bleu, il est beau en bleu
-Bon,je te fais un prix. T'es pas un touriste t’es un français, c'est pas le même prix que pour les allemands et les espagnols, tu payes en euro ou en dinard ?
-hein mon ami allé pour toi 85 dinards le narguilé.
-Comment ça ? c'est cher, tu sais combien j'achète ça c'est du vrai, touche, c’est du vrai verre, pas du plastic
-Celui que t'a vu 20 dinards c'est du plastic. c'est pas possible. allé pour toi 70, mais c'est tout.
-Combien tu veux,20 DINARDS??? tu te paye ma tête? laisse les gens vivre allez fais moi proposition honnête.
- Pas 20, pas 70, 50 dinards, 20 euros, c'est quasiment mon prix d'achat.
-Les bretons ils sont dur en affaire.
-Allé 50 dinards, c'est pas cher et c'est du vrai, c'est pas comme ceux que t'as vu à côté
-Mais non pars pas, allé 30 dinards par ce que t'es mon ami, et pense à moi, j'ai une famille à nourrir.
-où tu vas mon frère, pars pas. hey, mon frère, ok pour 25 dinards, c'est ma dernière offre.
-Allé, pas 20 pas 25, 22 tu prends tu prends pas.
-bon allé 20 et 1 dinard pour boire un verre.
-Vous êtes vraiment dure en affaire les bretons. Va pour 20 mais c'est rien qu'à toi, faut pas le dire.
-Allez mon frère, à la prochaine.

Josselin le Fer

29 mai 2009

Lycée Agricole

Au gré d'un reportage photographique programmé mais non ciblé l'un des sous groupes a pris la direction de la région du Cap Bon(Gouvernorat de Nabeul ) .

102_0205Sans rendez-vous nous avons été reçu par la secrétaire  très accueillante du lycée agricole de Boucherick. Elle nous a confié au surveillant général inquiet de savoir que les autorités n'étaient pas au courant. Il a fait appelé le Directeur Général.  Sadoc CHARFEDDINE a pris le temps de quitter  une réunion extérieure et de venir nous faire visiter le lycée le jour de repos du vendredi après midi.

Adossée d'une exploitation agricole, le lycée agricole dans un vaste programme de perfectionnement décidé par le président de la république forme essentiellement aux techniques de production de raisin et d'agrumes (orange, citron).

Sadoc CHARFEDDINE, est directeur du lycée sectoriel professionnelle agricole en agrumiculture et viticulture de Boucherick (Tunisie) et  aussi secrétaire général de l'association de mise à niveau des exploitations agricoles  (l'AMNEA est une ONG).

DSCF1229DSCF1227

Le lycée couramment en relation avec la France est bien équipé.

Lycée Sectoriel de Formation Professionnelle Agricole en Agrumiculture et viticulture de Boucherik, Boucherik 8030 Grombalia
                              Téléphone : + 216 72 371 766
                              Fax : + 216 72 371 766

29 mai 2009

Production de Dindes

L’exploitation de monsieur Faissel JEDIDI se trouve sur la commune de BIR BOU REGBA à 20 minutes au Nordgilles__tunisie_022 d'HAMMAMET. M. JEDIDI produit des  dindes, et exploite également  190 ha en propriété pour élever 350 brebis, produire du raisins de table, des amandes et aussi quelques cultures fourragère tels que l'orge.

Après quelques années à produire des poulets, monsieur JEDIDI a choisi de tout arrêter pour élever des dindes. Les prix trop bas du poulet l’on amené à opter pour l’élevage de dindes. Les bénéfices ont considérablement augmenté, même si depuis 2 ans le prix des aliments a été multiplié par 2 (de 300 dinards ils sont passés à 600 la tonne). Aujourd'hui, M. JEDIDI produit des dindes dans un système hors-sol. Chaque année, un peu plus de 60 000 dindes sont produites sur ses trois sites d'élevages. Chaque site de deux bâtiments, accueille 4 000 dindes 2.5 fois dans l'année en moyenne. Sur chaque site, deux personnes nourrissent les volailles et assure l'entretien du bâtiment. En effet,dans cette exploitation comme dans beaucoup d'autres en Tunisie, on préfère souvent la main d'oeuvre à l'automatisation. Les auges sont donc remplies au seau, et le paillage avec la sciure de bois se fait manuellement par les employés. On y préfère la sciure car c'est plus facile de s'en procurer et son coût est moins élevé que la paille.
La conduite de l'élevagese rapproche du système industriel Européen. L'élevage en intégration, avec l’abattoir est libre du choix du fournisseur d’aliment. Les poussins sont produits dans un centre de naissage Tunisien, et arrivent à 1 jour. Elevés dans un bâtiment spécial pour les jeunes poussins pendant 35 jours. Ils sont conduit dans différents bâtiments pour y être engraissé. Les femelles y sont gardés jusqu'à 90 jours, ou elles feront 7 à 8 kg. Le détassage occasionné permettra aux mâles de mieux engraissé pour atteindre le 120 ème jours où ils doivent atteindre le poids minimal de 12 kg. Les dindes sont ensuite transférées à l'abattoir pour y être détaillé en escalopes et autres morceaux de choix.
Les problèmes respiratoires peuvent amené des taux de mortalité de 10% contre 4% habituellement. Pour y remédier, un vide sanitairre de 20 jours est éffectué entre chaque remplissage et une désinfection après chaque départ.. Un vétérinaire suit l'élevage de près et l'eau apporté aux animaux est régulièrement controlé. Elle provient principallement d'un forage creusé a 70 m sous terre, et occasionnellement du réseau public.102_0096

Deuxième rencontre professionnelle de notre périple M. Jedidi confirme la maîtrise tunisienne du pilotage d’exploitation agricole et la capacité à s’adapter aux nouveaux enjeux. L’accueil et la transparence de nos échanges nous encourage à conseiller  ce beau pays comme destination professionnelle et non seulement touristique.

Josselin Le Fer

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29 mai 2009

Elevage laitier SMVDA RAOUDHA

gilles__tunisie_035L’exploitation laitière« SMVDA RAOUDHA » située à SLOUGUIA est une Société de Mise en Valeur du Développement Agricole qui a été créée en 2004 est dirigée par monsieur BESSEM. A l’heure actuelle, l’exploitation appartient au groupe agro-alimentaire Français CASTEL.

   Cette importante exploitation laitière et viticole est divisée en 4 sous  partie, à savoir :

  • Production de 2 100 000 l de lait avec 370 HA
  • Production, conditionnement et commercialisation de bières Production, conditionnement et commercialisation de vin issu des 255 ha de vignes
  • Production transformation et commercialisation des 300 ha d’olive sous forme d’huile

Nous n’avons visité que la partie laitière. Elle ne représente que 20 % du chiffres d’affaires totale de l’exploitation.

Une très grande exploitation laitière

L’exploitation laitière visitée est de très grande taille en effet avec 250 VL par rapport à l’exploitation laitière tunisienne moyenne qui est de  2 à 3 vaches laitières.

L’exploitation visitée a un objectif d’augmentation de taille de structure. Des nouveaux batiments ont été créé pour accueillir 100 VL de plus ainsi l’effectif reproducteur atteindra 350 VL.

Une gestion économe avec une main d’œuvre locale

13 personnes travaillent dans l’atelier lait.
4 personnes sont affectés aux 3 traites des vaches laitières.
2 personnes sont responsables de l’alimentation des animaux
2 personnes alimentent et soignent les veaux
5 personnes conduisent les machines agricoles pour l’affouragement le raclage et paillage.
Les salariés travaillent 48 Heures semaines et sont payés a peu près 0,45 € de l’heure.

L’assolement
70 ha d’avoines ensilés
100 ha d’orges ensilés
100 ha de Ray Gras Persines ensilés
370 ha de SAU

Une alimentation en zéro paturage

L’hiver les vaches consomment essentiellement des drêches de brasserie de la pulpe de tomates de l’ensilage d’avoine, orge et triticale.
L’été les vaches consomment principalement de l’ensilage de sorgho et de maïs.
Pas de pâturage pour les vaches laitières, les génisses ou les vaches taries.

Une gestion d’exploitation économes

La finalités du gérant de l’exploitation est d’avoir un outils de production économe. C’est pourquoi , les animaux sont alimentés avec des drêches de brasseries et de la pulpe de tomate.
Le niveaux de production n’est que de 8200 Litres de lait par vaches laitières, ce qui n ‘est pas très élevé pour un élevage en zéro paturage avec en moyenne 12 kg de concentrés par vaches et par jour.
Le sur-semis et les Techniques Culturales Simplifiées sont utilisés sur l’exploitation pour une implantation des cultures plus économes.

Merci a Julien Redor de nous avoir permis de visiter cette élevage.
Merci a M. BESSEM et sa collaboratrice de nous avoir présenté l’élevage dont il est le gérant.gilles__tunisie_047

Gilles Bourvon

28 mai 2009

Agroland

102_0152L’exploitation est située dans la région de Kairouan, région historique de la culture d’abricots en Tunisie.

L’exploitation est dirigée par trois français :
- le directeur David JACOB est Marseillais 
- Stéphane YANIS  le responsable de l’exploitation 
- Nathalie AUBERT  la responsable administratif
L’exploitation emploie au total 50 à 70 permanents et durant la récolte  450 employés. Dans les prochaines années  1 000 employés seront nécessaire durant la récolte pendant un mois. Ce sont principalement des femmes car ces dernières sont polyvalentes et endurante au travail. De plus onze gardiens sont nécessaire 24 heures sur 24, ils effectuent la surveillance afin d’éviter les vols de fruits.

Cette exploitation se décompose en trois sociétés :
- Agroland Tunisie qui possède 40 hectares de plantations effectuées en 2003
- Sinissol  qui possède 25 hectares de plantations effectuées en 2007
- Alerland qui possède 150 hectares  de plantation effectué en 2007, 150 ha de pêchers y ont été implanté et 50 ha d’abricotiers vont être planté prochainement.

Ces trois entreprises appartiennent à Chanabel groupe français de la vallée du Rhône (http://www.chanabel.fr/notre_implantation.html)
La récolte commence un mois avant la France et dure cinq mois. Ceci permet également de proposer des fruits moins cher et bien valorisés.

La culture des abricots se déroule de la façon suivante :
Les plants d’une façon générale ne peuvent être importé de l’étranger, ainsi seul les noyaux permettent la production des portes greffes et greffes. La mise en place de nouveaux plants débute donc par la germination de noyaux de pêcher car le système racinaire est résistant. Par la suite ces plants sont greffés de deux branches d’abricots. 

L’abricotier est un arbre fruitier qui nécessite un repos hivernal. Pour cela il faut pour les variétés communes françaises des températures inférieures à 7,2°C durant 400 à 450 heures cumulées suivant les variétés implantées. Aussi les variétés implantées par la suite ont été choisi par rapport à ce nombre d’heures de 300 heures.

Ensuite un arrosage quotidien est nécessaire  d’autant plus qu’une grande partie des terres possède une sol composé à 80%  de sable. L’arrosage est possible grâce à un forage de 60 mètres de profondeur  sur une nappe phréatique qui permet d’approvisionner une réserve d’eau de 4 600 m³. 102_0149Pour éviter le colmatage des goutteurs la réserve est couverte par des bâches afin de limiter le développement des algues stimulé par la photosynthèse,

L’engrais est distribué régulièrement. En, fin hiver, en début du mois de février, de l’ammonitrate (33.5) ainsi que de l’urée phosphaté ( activateur de la croissance racinaire) sont apportés par l’irrigation. Suite à la floraison, en mars, c’est  un engrais riche  en potasse (15.5.35) qui est apporté jusqu’à la récolte. En mi-juin après la récolte un apport d’ammonitrate est à nouveau effectué. Tous ces apports sont permis grâce à un système venturi qui permet de créer une dépression dans les tuyaux d’arrosage afin d’ajouter l’engrais dans le système d’arrosage.
Enfin, quand la récolte est terminée, une taille en vert est effectuée afin d’enlever les branches du centre pour que le plant soit plus ensoleillé, dans le cas contraire le plant s’allongerait ou mourrait. En plein hiver, la grosse taille est effectuée, seul les organes reproducteurs sont préservés, ceux ci se nomment les dards concernant l’abricotier.

Les abricotiers peuvent vivre jusqu’à 50 ans mais sont renouvelés tous les 8ans en général pour changer de variété.

Aucun cahier des charges n’est mis en place mais les éléments nécessaire ont été mis en place pour le respect de Globalgap tel que le local phytosanitaire ou le phytobac  ce dernier composé d’1/3 d’eau, 1/3 de paille et 1/3 de terre, mélange qui dégrade les matières actives en cas de débordement des cuves et aussi l’eau de nettoyage des cuves.

La récolte du fruit :
La récolte débute à 5h et se termine a 16h30.
Un abricotier  produit 30 à 40 kg par arbre ce qui fait environ 20 à 30 T par hectares. La densité idéale du fruit est de 2,5 à 3,5.

Lors de la récolte des abricots, la manipulation du fruit doit être très limitée.  La cueillette et le calibrage sont fait successivement. Quatre catégorie sont possible, A qui est le plus petit calibre et le plus demander, puis le 2A, 3A, 4A.

Les fruits cueillis sont mis dans des frigos à 15°C , température qui diminue jusqu’à 5°C par la suite, le temps du transport.

La vérification de la qualité des fruits ainsi que le calibre est effectué après leur passage dans les frigos. Le poids des caisses est également vérifié, elles sont de 5 kg auquel on ajoute un supplément de 2% pour prévenir la  perte de poids durant le transport ce qui fait un total de 5,100 kg de fruits par caisses. Ces dernières sont ensuite empilées sur des palettes où l’on peut superposer 160 caisses (10x16).

La totalité de la production est exportée, principalement vers la France et l’Allemagne mais aussi en Belgique, Royaume Uni, Angleterre, Danemark, Finlande…  Le transport dure au total 72 heures dont 48 heures de bateaux sachant que l’alimentaire périssable est un produit prioritaire pour la traversée de la mer.

Le marché tend à demander des abricot de couleur rouge c’est pourquoi de nouvelle variétés ont été mises en place récemment.

Elodie jacq

27 mai 2009

Agrumes du golfe

La société « Agrumes du golf » située à Grombalia est une société familiale ouverte en 1954 par monsieur Benchehida. A l’heure actuelle, l’entreprise est dirigée par ses 7 enfants.102_0127

  Cette grande société fruitière et légumière est divisé en quatre sous partie, à savoir :

  • Production et suivit des cultures
  • Conditionnement et exportations des dattes
  • Commercialisation locale (notamment sur le marché de Tunis)Transformation et commercialisation d’olive sous forme d ‘huile

Les principaux produits commercialisés par cette structure sont les agrumes, les dattes et les olives. Toutefois, le commerce d’oranges, pomme de terre,  pastèques, poire (vers la Libye) ou bien encore de pêches est assez fréquente

Concurrence et marché national

L’entreprise que nous avons visité est une des dix plus grosses du pays. En effet, elles assurent à elles même 80 % des exportations de fruits et Légumes de la Tunisie

Les plus gros clients nationaux si situent à Tunis (grande distribution) ce qui explique l’implantation à Grombalia, proche de Tunis ville de l'exportation.

Gestion des achats

Les fruits et légumes sont achetés aux agriculteurs du pays. Environs 50% des volumes sont achetés sous forme de contrat culture. Le prix est fixé à l’implantation de la culture ou au début de la saison culturale. Ainsi, l’agriculteur et l’acheteur assure en quelques sorte les prix de récolte.
L’autre parties des achats ce fait sur pieds, c’est à dire qu’un acheteur vient voir et acheter les fruits et légumes au moment de la récolte et au prix du moment.

A noter que la production se fait essentiellement dans la partie sud du pays car le climat plus chaud permet d’accroître la précocité, ce qui n’est pas négligeable sur le marché international.

Une société exportatrice

Se développer via les exportations, cela semble être la politique de la famille dirigeante. L’objectif de monsieur Benchehida est d’exporter chaque année plus de 10 000 tonnes de marchandise.

Cette année, 3500 tonnes de dattes, DSCF11812300 tonnes de pastèques, 2000 tonnes de pomme de terres et 2000 tonnes d’agrumes on été exportés. Les marchandises sont acheminées jusqu’au port de Tunis ou elle sont embarqués sur bateaux.DSCF1178

La société à deux points forts sur le marché extérieur :

  • Le climat chaud du sud permettant des cultures précoces. Ainsi, la Tunisie peut exporter des produits tôt dans la saison, et bénéficié ainsi des droit de douane émis par le GATT sur certaines périodes. (Taxe de douane de 10% du montant de la marchandise).
  • La Tunisie a une main d’œuvre abondante et peu coûteuse ce qui permet d’opérer les récoltes manuellement. Ceci est un critère de qualité mis en avant par plusieurs pays européens et notamment l’Allemagne.

Pour finir on notera que tous les produits son certifié « ISO » et « Global Cap » pour la récolte.

http://cha-datcha.com/

27 mai 2009

AgriPack AgriProduction

102_0136Pour approfondir notre découverte de l’agriculture tunisienne, nous avons visité le siège local de stockage d’une entreprise très intéressante du nom d’AGRI PACK, à SOLIMAN.
HASSEN BARGHERONI et MOHAMED FAHEM nous ont accueillit et présenté cette société. Hassen est le directeur d’Agri pack, il s’occupe de l’organisation dans l’entreprise. Mohamed, lui est docteur spécialisé dans la pomme de terre.
Cette entreprise est spécialisée dans la pomme de terre nouvelle mais elle commercialise aussi des pastèque, des courges, du melon et des grenades. Elle assure plusieurs missions : suivre les producteurs, stocker les récoltes, les exporter pour les grandes surfaces européennes, produire des plants de pomme de terre,…

Les pommes de terres sont exportées principalement vers l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Tchécoslovaquie et la Scandinavie. L’objectif est d’avoir des produits de fin décembre à mi juin. Agri Pack a fait le choix de commercialiser des variétés capable de supporter une bonne période de stockage pour une question d’organisation par rapport à l’export.

48 variétés de pomme de terre sont commercialisées par cette société. Elles sont produites dans le centre ou le sud de la Tunisie pour bénéficier des meilleures conditions de sol possible. Effectivement, un sol sablonneux est préférable par rapport aux sols argileux que l’on trouve dans le nord.

La principale maladie qui pénalise le plus cette production est, comme partout dans le monde, le mildiou. Toutefois un nouveau fléau apparaît en Tunisie : des maladies bactériennes qui viennent avec les semences. Ce sont des maladies très difficiles à détecter et à exterminer.

Ici, les techniques d’implantation sont différentes de celles de bretagne. Les semis se font de fin janvier à début février pour les plants produits localement. Sinon, les plants sont importés d’Hollande et de France mais les plans européen coûtent de plus en plus cher. Agri Pack travaille avec une partie de pommes de terre certifiées et une autre partie fermière. Pour que ce soit rentable pour les producteur, il faut qu’ils réalisent 2 cultures par année. Les pommes de terre non commercialisable sont conservées pour être replantés à la culture suivante.

Le siège de stockage est situé à Soliman, dans le nord pour plusieurs raisons : il est essentiel d’être proche du port de Tunis pour l’export vers l’Europe, ce siège est situé dans un carrefour commercial et enfin, la main d’œuvre qualifiée se trouve plus facilement dans cette partie du pays.
Agri Pack ne créer pas de variété, il produisent surtout des pommes de terre jaunes et un peu de blanches. Ils travaillent sur du gros calibre. Le calibrage est réalisée à l’entreprise.
La courge est destinée à la France en hiver. La production avoisine les 40 tonnes par hectares. Vu la pluviométrie très irrégulière en Tunisie, ce légume demande une irrigation omniprésente grâces à un tuyau d’irrigation avec gouteurs placés à chaque ligne de courge.
Les pastèques sont exportées en Allemagne et en France pendant le mois de juin. Les besoins en pastèques sont très variable en fonction des conditions climatiques dans les pays d’export, c’est une production plus difficile à gérer.
D’une année sur l’autre, les quantités exportées sont très aléatoire.

http://www.agripack-sa.com/fr/

27 mai 2009

Agrumes du golfe

102_0134

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